La tricherie :: 2005-07-05
La tricherie
Un miroir dans une pièce sombre
Mon coeur s'arrête
Comme si on ouvrait une tombe
Dérangé, mon parcours s'interrompt
Mon sang se glace
L'echo n'a plus de son
L'image se fixe enfin
Triste silhouette
Je n'y comprends strictement rien
Un reflet de moi, sans bavures
Fixant le sol
Marchant, il longerait les murs
J'essaie longtemps, en vain
De croiser son regard
Les yeux sont vides, aériens
Soudain, je vois la source du replis
L'étincelle de la lame
Perçant le bleu, le noir, la nuit
Un poignard immaculé, saillant
Planté avec soins
Arrêtant aussitôt le battement
La douleur ensuite s'intensifia
Mes jambes faiblirent
J'avais franchis le dernier pas
J'essaiyai en vain de trouver
L'affluent de ma mort
Tout était noir derrière, impossible à discerner
Avant de pousser mon dernier souffle
J'entendis une voix
Douce comme celle d'une femme :
"Triste mortel tu as vraiment cru
Qu'au coeur de mon antre
Ta tricherie passerait inaperçue?
Tu devrais pourtant savoir
Que le destin que je trace
Nul n'en ressort"